Robert Kosora, grand architecte de l’évolution de Tableau Software vers la mise en récit des données a présenté une synthèse de ses recherches. L’idée sous-jacente est que les graphiques ne sont des points, des étapes, et qu’il est maintenant nécessaire de les relier entre eux afin de créer une histoire. Ces étapes sont traduites dans Tableau Software sous forme de « story points ». Chacun de ces points est une séquence ; les séquences rassemblées constituent une présentation.
Dans Tableau Software, les « story points » sont une évolution du mode présentation, qui peut être déroulé en plein écran pour canaliser l’attention de l’utilisateur. Un fil du temps apparaît en haut de l’écran, comme le « story board » d’un film. Vous glissez dans ce fil du temps des vues, des graphiques, des tableaux de bord. Vous pouvez nommer les séquences, et les organiser comme vous le souhaitez par simple glisser-déplacer. Chaque séquence représente un instant, un moment, un détail d’une analyse ; vous allez ainsi constituer votre histoire et pouvoir la répéter face à vos interlocuteurs – ou ils pourront la dérouler seuls. Par exemple, vous partez d’un « point » qui représente l’ensemble de votre chiffre d’affaires par pays sur une carte ; puis le point suivant est le détail du continent européen; le suivant sera un nuage de point représentant pour un pays les ventes par produit et par client ; le suivant le détail d’un client, etc. A chacune de ces étapes, vous faites glisser dans votre ligne du temps le tableau de bord que vous souhaitez présenter. Si un même graphique est présenté à plusieurs niveaux de détails, il n’est bien sur stocké qu’une seule fois, les « story points » sont des marqueurs virtuels de ce que vous souhaitez présenter à chaque étape.
Dans Tableau Software, les « story points » sont une évolution du mode présentation, qui peut être déroulé en plein écran pour canaliser l’attention de l’utilisateur. Un fil du temps apparaît en haut de l’écran, comme le « story board » d’un film. Vous glissez dans ce fil du temps des vues, des graphiques, des tableaux de bord. Vous pouvez nommer les séquences, et les organiser comme vous le souhaitez par simple glisser-déplacer. Chaque séquence représente un instant, un moment, un détail d’une analyse ; vous allez ainsi constituer votre histoire et pouvoir la répéter face à vos interlocuteurs – ou ils pourront la dérouler seuls. Par exemple, vous partez d’un « point » qui représente l’ensemble de votre chiffre d’affaires par pays sur une carte ; puis le point suivant est le détail du continent européen; le suivant sera un nuage de point représentant pour un pays les ventes par produit et par client ; le suivant le détail d’un client, etc. A chacune de ces étapes, vous faites glisser dans votre ligne du temps le tableau de bord que vous souhaitez présenter. Si un même graphique est présenté à plusieurs niveaux de détails, il n’est bien sur stocké qu’une seule fois, les « story points » sont des marqueurs virtuels de ce que vous souhaitez présenter à chaque étape.
Combiner narratif et interactif
Tout cela peut déjà presque être fait avec des copies d’écrans collées dans votre Powerpoint préféré. Mais ici, vous restez dans votre logiciel décisionnel, donc les tableaux et graphiques restent interactifs. Vous pouvez ainsi combiner narration et interactivité. Vous créez le scénario de votre histoire, mais si un participant vous pose une question, vous pouvez dévier de votre scénario, interagir avec les données, puis reprendre le scénario là où vous l’aviez abandonné.
Autre avantage, lorsque vous construisez une histoire « répétitive » par exemple les résultats financiers du trimestre, les données seront mises à jour automatiquement à partir de la même histoire. L’histoire, donc la présentation, reste interactive et connectée aux données.
La présence de la ligne du temps, en haut de l’écran, permet à un utilisateur de naviguer à sa guise dans les données, d’interagir mais aussi de reprendre le cours de l’histoire là où l’avait abandonné. Cet antagonisme entre narration et interaction, est la principale difficulté à laquelle se heurtent les développeurs de logiciels de mise en récit des données. La solution imaginée par Tableau Software semble assez élégante. On pourrait imaginer dans une version suivante aller plus loin, en permettant au développeur d’une histoire de fixer lui-même le curseur entre narration et interaction. Certaines parties d’une histoire pourraient être interactives, d’autres être plus fermées pour forcer le lecteur à suivre le cheminement décidé par l’auteur. Autre suggestion d’évolution, développer des histoires non linéaires. Actuellement la ligne du temps est à une seule dimension, il pourrait être intéressant par la suite de permettre plusieurs cheminements au sein d’une même histoire. Cela apporterait au data storytelling la même évolution que celle des documentaires télévisés vers les web documentaires.
Autre avantage, lorsque vous construisez une histoire « répétitive » par exemple les résultats financiers du trimestre, les données seront mises à jour automatiquement à partir de la même histoire. L’histoire, donc la présentation, reste interactive et connectée aux données.
La présence de la ligne du temps, en haut de l’écran, permet à un utilisateur de naviguer à sa guise dans les données, d’interagir mais aussi de reprendre le cours de l’histoire là où l’avait abandonné. Cet antagonisme entre narration et interaction, est la principale difficulté à laquelle se heurtent les développeurs de logiciels de mise en récit des données. La solution imaginée par Tableau Software semble assez élégante. On pourrait imaginer dans une version suivante aller plus loin, en permettant au développeur d’une histoire de fixer lui-même le curseur entre narration et interaction. Certaines parties d’une histoire pourraient être interactives, d’autres être plus fermées pour forcer le lecteur à suivre le cheminement décidé par l’auteur. Autre suggestion d’évolution, développer des histoires non linéaires. Actuellement la ligne du temps est à une seule dimension, il pourrait être intéressant par la suite de permettre plusieurs cheminements au sein d’une même histoire. Cela apporterait au data storytelling la même évolution que celle des documentaires télévisés vers les web documentaires.
Une première version à enrichir par la suite
Une fois enregistrés, les data points constituent une « histoire », qui peut être diffusée, sur le web, ou sur iPad par exemple. Elle peut être partagée sur Tableau Server. Quelque soit le support retenu, l’histoire bénéficiera du même niveau d’interactivité pour l’utilisateur.
Mais François Ajenstat, qui présentait cette version préliminaire aux analystes, reconnaît qu’elle sera forcément incomplète. Le sujet du data storytelling est encore naissant, et Tableau Software aura besoin du retour des premiers utilisateurs pour développer de nouvelles fonctions.
Par exemple, l’enregistrement de séquences qui permettrait de créer une vidéo, tout en supprimant l’interactivité, et d’enregistrer des commentaires audio, pourrait ouvrir de nouvelles voies de recherche. Le reporting et l’analyse deviendraient animés et multimédia – un vrai progrès par rapport au PDF que personne ne lit… Au lieu de diffuser un rapport PDF, vous diffuserez une « histoire » réalisée avec Tableau Software.
Les « story points » devraient donc être disponibles dans la version 8.2, annoncée pour le prochain trimestre (avril-juin 2014). Actuellement seuls Microsoft avec PowerView et sa ligne du temps, et Yellowfin, ont avancé dans le domaine du data storytelling. Tableau Software va participer à accroitre l’intérêt des utilisateurs pour ces fonctions. Encore va-t-il maintenant falloir apprendre aux analystes de données comment communiquer !
Mais François Ajenstat, qui présentait cette version préliminaire aux analystes, reconnaît qu’elle sera forcément incomplète. Le sujet du data storytelling est encore naissant, et Tableau Software aura besoin du retour des premiers utilisateurs pour développer de nouvelles fonctions.
Par exemple, l’enregistrement de séquences qui permettrait de créer une vidéo, tout en supprimant l’interactivité, et d’enregistrer des commentaires audio, pourrait ouvrir de nouvelles voies de recherche. Le reporting et l’analyse deviendraient animés et multimédia – un vrai progrès par rapport au PDF que personne ne lit… Au lieu de diffuser un rapport PDF, vous diffuserez une « histoire » réalisée avec Tableau Software.
Les « story points » devraient donc être disponibles dans la version 8.2, annoncée pour le prochain trimestre (avril-juin 2014). Actuellement seuls Microsoft avec PowerView et sa ligne du temps, et Yellowfin, ont avancé dans le domaine du data storytelling. Tableau Software va participer à accroitre l’intérêt des utilisateurs pour ces fonctions. Encore va-t-il maintenant falloir apprendre aux analystes de données comment communiquer !
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